Dire sur l’art



Ludovic Paquelier est né en 1971 en Saône-et-Loire (71), il vit à Valence


Etudes :

1994-1995 DNAP, Ecole Régionale d’Art, Valence

1997-1998 : DNSEP, Ecole Régionale d’Art, Valence

Expositions personnelles

2006 : Traumaville, Art3, Valence

2005 : Théâtre de Viviers

2000 : Petit Théâtre de Valence


Cet artiste de la jeune génération est invité à investir   la totalité de l’ espace de la Galerie.

Nous sommes invités à  aller à la rencontre d’  un univers plastique.

Cette unicité nous offre la possibilité de l’immersion totale , qui nous permet d’éprouver « physiquement » une démarche artistique.



La démarche de Ludovic Paquelier  nous plonge apparemment au cœur de la figuration*. Il peint en noir sur divers supports* des représentations* issues de l’imagerie éditée par les  médias. Il copie* donc,  en quelque sorte…

L’usage du noir exclusif et les procédures très graphiques* de ces interventions nous confrontent intuitivement à une relation au  dessin et à l’esquisse.

Procédures qui dans la tradition ont été considérées comme « l’avant peindre » …

Son travail, ici, nous contraint à réinterroger les espaces que sont les frontières.





































Il propose  un glissement permanent entre des questions qui ont sillonné l’histoire de la peinture et provoqué parfois de lourdes querelles*

Ludovic Paquelier nous permet de naviguer librement au milieu de tout cela, totalement  dégagés des limites catégorielles. 

Comme de nombreux artistes aujourd’hui, il s’empare des vecteurs traditionnels puissants que sont la figuration et le dessin,  ceux là même qu’à un moment, on a cru,( voulu croire..)totalement épuisés.

C’est une pensée originale, autonome. Elle s’empare du  monde sensible, et en restitue l’essence. Elle nous rappelle ainsi que rien, en fait  ne s’épuise jamais .

L’acte IN-SITU*  occupe une grande partie de la Galerie et révèle la force du corps de l’artiste en action, celle du geste et de son l’énergie . La trace laissée dans l’ élan  indique le  temps d’effectuation* de l’œuvre mais aussi sa fragilité. Car tout ici est éphémère*, appelé à disparaître, définitivement, sous peu…

La tension présente entre tous les éléments iconiques*,associée à  la stratégie de monstration* bouleverse les codes d’une narration a priori aisément lisible.

Ce qui se présente* offre autant d’indices  guidant  notre propre scénario*. Foisonnement sémantique*  ils nous engagent à une lecture ouverte*, hic et nunc*.

Un temps est pourtant nécessaire, il y a beaucoup à voir. Cela impose au spectateur une distance. Elle peut l’aider à se  dégager de l’émotion première et permettre l’interprétation.

Eloigné du désir didactique d’illustrer ce qui se présente à lui, Ludovic Paquelier, par la diversité de ses représentations, brouille les pistes du sujet*.

Il propose  ainsi un «  espace à lire », sorte de « contre –illustration »* des réalités* de  notre temps.

Mireille Cluzet – septembre 2007



Extrait du Dossier pédagogique - Exposition « Ludovic Paquelier-  Last summer-» Galerie d’exposition du Théâtre de Privas 29sept-10 nov 2007